La session des femmes : pourquoi et comment ?

Nous sommes 7, femmes, PDC et valaisannes à avoir été élues pour la deuxième Session des Femmes à Berne. Nous siégerons fin octobre, mais notre travail de parlementaire a déjà débuté. Pourquoi cet engagement dans ce parlement éphémère et comment cela fonctionne-t-il exactement ?

Pourquoi ?

D’abord parce que c’est une opportunité de s’engager et que l’engagement reste le meilleur moyen de faire bouger les choses (cf. « comment » ci-dessous).

Ensuite parce que cette session extraordinaire au Palais Fédéral est une vitrine inédite, qui aura probablement un fort impact médiatique.

Enfin parce que l’année où l’on célèbre les 50 ans du droit de vote des femmes dans notre pays, cet événement revêt une symbolique particulière. Pour l’association des Femmes PDCVr, prendre part à ces débats était une occasion unique de s’activer, de réseauter et de communiquer.

Comment ?

La session en elle-même aura lieu les 29 et 30 octobre, mais le travail des commissions a déjà bien avancé. Avec Fanny Darbellay et Romaine Duc-Bonvin, nous avons siégé dans la commission pour l’égalité au travail et à la retraite. Deux journées de travail riches, intenses et rondement préparées et menées par les deux co-présidentes, je tiens à le relever. Nous avons planché sur 8 thématiques et allons proposer au plénum une série de propositions qui, si elles sont retenues, seront transmises aux chambres fédérales par les élues qui siègent avec nous.  Parmi les propositions retenues, je relèverai prioritairement :

  • La création d’une une autorité fédérale indépendante chargée de contrôler l’égalité salariale entre femmes et hommes et de signaler les cas d’abus (sur le modèle de la ComCo) ;
  • La mise en place d’un congé parental;
  • La création d’un Fonds fédéral pour le financement et l’extension d’institutions d’accueil extrafamilial pour enfants (sur le modèle des fonds pour les infrastructures routières et ferroviaires) ;
  • L’instauration de l’imposition individuelle (oui, on y est plutôt favorable !) ;
  • La suppression de la déduction de coordination dans la LPP afin de permettre aux employées à faible taux d’activité de cotiser au 2ème pilier ;
  • La transformation du Bureau Fédéral de l’Egalité en Office Fédéral de l’Egalité et des Familles pour renforcer l’importance et les moyens de l’institution fédérale en charge de ces questions.

7 autres commissions thématiques ont planché sur des propositions concrètes pour faire avance l’égalité entre femmes et hommes en Suisse. Les résultats de ce travail seront connus à la fin octobre. Il est fort probable qu’ils ne passent pas inaperçus et on s’en réjouit déjà.

Marie Gaillard

Vice-Présidente du Groupe Femmes PDCVr

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